Formation

  • Plus de fondamentaux, moins de lacunes
  • Pour un système dual fort
  • Plus de passerelles, moins de barrières
  • Plus de qualité, moins d’incertitude
  • Plus de bilinguisme, moins de communautarisme

Plus de fondamentaux, moins de lacunes

L’éducation constitue l’outil le plus puissant pour garantir l’égalité des chances, face aux différences de statut socio-culturel qui influencent fortement la réussite scolaire des enfants. Nous appelons à un recentrage sur les cours fondamentaux, notamment le français, les mathématiques, l’allemand et l’histoire-géographie. Nous demandons une révision profonde des programmes d’histoire, afin de mieux mettre en valeur l’histoire suisse, souvent sous-représentée par rapport à celle des pays voisins. Il convient de rappeler que l’harmonisation de ces contenus repose en grande partie sur le concordat HarmoS, qui garantit une cohérence intercantonale.

Pour un système dual fort

Nous reconnaissons l’importance des apprentissages et souhaitons simplifier les procédures administratives qui compliquent l’engagement des apprentis, notamment pour les petites entreprises. Les conseillers en orientation ont un rôle clé à jouer pour promouvoir les apprentissages comme des opportunités enrichissantes pour les jeunes peu importe leur niveau. Il est également nécessaire de renforcer les formations continues pour les enseignants et conseillers d’orientation afin qu’ils soient à même de mieux guider les élèves vers les différentes voies d’apprentissage disponibles. Ici encore, le rôle des concordats intercantonaux et de la CDIP est essentiel pour assurer une coordination et une égalité de traitement entre cantons.

Plus de passerelles, moins de barrières

Nous nous engageons à renforcer les passerelles entre les voies professionnelles et académiques, un outil central du système de formation suisse. Cela garantit une mobilité pour les étudiants qui souhaitent changer de voie. Nous nous opposons fermement à l’introduction d’un examen d’entrée à la passerelle DUBS, qui pourrait créer des discriminations envers certaines filières et limiter l’accès à la formation. Nous demandons au canton de mettre en place des conditions qui assurent des chances égales de réussite pour tous les étudiants, comparables à celles des autres cantons. Ce domaine dépend également d’une coordination intercantonale, sans laquelle des disparités fortes pourraient émerger.

Plus de qualité, moins d'incertitude

La Ville de Fribourg bénéficie d’une réputation prestigieuse comme ville universitaire, qui contribue au rayonnement cantonal bien au-delà de son territoire. Nous exigeons que le canton alloue des moyens adaptés, tant financiers que structurels, pour soutenir cette institution unique, ainsi que ses HES. En cas de coupes budgétaires, nous insistons pour que le secteur de la formation soit protégé autant que possible. Faire peser sur les jeunes les conséquences de mauvaises gestions budgétaires serait inacceptable.

Plus de bilinguisme, moins de communautarisme

Bien que le canton de Fribourg soit officiellement bilingue, de nombreux jeunes achèvent leur formation obligatoire avec des lacunes importantes dans leur langue secondaire. Pour y remédier, nous proposons d’institutionnaliser des échanges entre classes romandes et alémaniques. Cette immersion active dans un univers linguistique différent est bien plus efficace que les méthodes actuelles, souvent artificielles, utilisées en classe. Une telle initiative permettrait de renforcer le bilinguisme et de promouvoir une meilleure cohésion interculturelle entre nos régions linguistiques. Ici encore, l’appui des concordats et de la CDIP garantit une application harmonisée entre cantons.